Le Festival Katuu (« rencontre » en langue kabyè) a officiellement ouvert sa 5ᵉ édition ce mardi 15 septembre à Lomé lors d’une conférence de presse. Dédié à la création féminine dans le cinéma et les arts visuels, l’événement s’articule cette année autour d’un thème fort : « Reprendre l’image : femmes, créations et récits face aux violences ».
Pendant plusieurs semaines, le festival proposera un programme riche mêlant formation, résidences artistiques et opportunités professionnelles pour la jeune création togolaise.
Les temps forts de la 5ᵉ édition
- 22 au 26 septembre (Sokodé) : Atelier de formation en photographie documentaire.
- 22 au 26 octobre : Laboratoire des femmes, une résidence d’écriture dédiée au film de fiction et au documentaire.
- Sessions de pitch : De jeunes cinéastes présenteront leurs projets devant un jury. Les deux meilleures propositions recevront un prix pour accompagner leur développement.
Un engagement ancré sur tout le territoire
Depuis son lancement, le festival s'est déployé de Lomé à Kara, en passant par Kpalimé et Atakpamé. Sa promotrice, Mme Balakiyem Kpizing, a rappelé lors de l'ouverture les actions phares menées au fil des éditions : projections de films, actions sociales, formations professionnelles et initiatives d'inclusivité, comme l'expérimentation de l'audiodescription à Kpalimé pour rendre le cinéma accessible aux personnes malvoyantes.
Les arts visuels comme levier d'émancipation
Présente lors du lancement, la marraine de cette édition, Mme Issa Falila, a souligné la portée sociale et politique des arts visuels pour le droit des femmes : « La photographie est déjà un outil qui peut refléter les problèmes sociaux, et surtout les problèmes liés à l’autonomisation et à l’indépendance de la femme. »
En remettant la voix et le regard des femmes au cœur des récits audiovisuels, le Festival Katuu confirme son rôle clé dans le paysage culturel et social togolais.

