AES : le Parlement confédéral prend son envol à Niamey

AES : le Parlement confédéral prend son envol à Niamey

Réunis sous la devise unificatrice « Un espace, un peuple, un destin », le Burkina Faso, le Mali et le Niger avancent dans la concrétisation de leur projet communautaire avec l'ouverture de la toute première session confédérale des Parlements de la Confédération des États du Sahel (AES).

 

Cette session inaugurale consacre l'installation solennelle de 45 députés confédéraux issus des institutions législatives des trois pays membres. Désormais investis, ces parlementaires incarnent une voix commune et unifiée, chargée d'adresser les priorités régionales et de porter les aspirations des populations du Sahel. 

Présidée par Ousmane Bougouma, président de l'Assemblée législative de Transition du Burkina Faso et président des sessions confédérales de l'AES, la cérémonie s'est déroulée en présence du Premier ministre nigérien, Lamine Zeine Ali Mahaman. Transmettant le message du Capitaine Ibrahim Traoré, M. Bougouma a rappelé aux députés que cette institution ne saurait être une structure de prestige, mais un véritable outil d'action au service exclusif de l'intérêt supérieur du peuple.

Après la naissance de l'Alliance le 16 septembre 2023 puis sa transformation en Confédération le 6 juillet 2024 à Bamako, l'appareil institutionnel s'achève par la mise en place de cet organe délibératif. 

 

Le Togo en invité d'honneur : le plaidoyer du Prof. Komi Selom Klassou pour la solidarité sous-régionale

 

 

Aux côtés du Tchad, le Togo a marqué cette cérémonie fondatrice par sa présence en qualité d'invité d'honneur. À la tribune, le président de l'Assemblée nationale togolaise, le Prof. Komi Selom Klassou, représentant le Président du Conseil Faure Gnassingbé, a salué cet acte de souveraineté et réaffirmé l'attachement du Togo à la coopération interparlementaire.

Tout en rappelant que le Togo n'est pas membre de la Confédération, le Prof. Klassou a souligné la profondeur des liens historiques, culturels et économiques qui unissent son pays aux nations du Sahel. Il a notamment évoqué le rôle névralgique du corridor logistique reliant le Port Autonome de Lomé à Ouagadougou et Niamey, véritable artère vitale pour les échanges et la prospérité partagée.

Abordant le défi sécuritaire commun du terrorisme qui frappe l'ensemble de la sous-région, le Prof. Klassou a appelé à une réponse coordonnée et solidaire : « Prises isolément, nos institutions parlementaires ne peuvent pas arriver à vaincre ce phénomène aux contours tentaculaires et complexes. Mais dans une dynamique de coopération interparlementaire et solidaire, nous parviendrons à relever les défis. »

 

Parmi les pistes d'action concrètes, le président de l'Assemblée togolaise a suggéré l'harmonisation des législations de lutte contre les groupes armés criminels et la conduite de campagnes de sensibilisation conjointes dans les zones frontalières, dans le strict respect des choix souverains de chaque État.