La Cour militaire de Kinshasa/Gombe a émis, le 5 février 2025, un mandat d'arrêt international contre Corneille Nangaa Yobeluo, ancien président de la CENI et actuel chef rebelle de l’Alliance du Fleuve Congo. Poursuivi pour des crimes de guerre et de haute trahison, cet ordre de capture marque un tournant dans la lutte contre les groupes armés soutenus par le Rwanda dans l'est de la République Démocratique du Congo (RDC).
Corneille Nangaa, une figure controversée de la politique congolaise, est désormais sous le coup d’un mandat d'arrêt international après avoir été accusé de crimes graves, notamment de guerre, de crimes contre l’humanité et de haute trahison.
Ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), il a récemment basculé dans la rébellion en devenant le leader de l'Alliance du Fleuve Congo (AFC), un groupe armé soutenu par le Rwanda. La décision de la Cour militaire de Kinshasa/Gombe de lancer ce mandat est survenue quelques jours après la saisie de ses biens, désormais intégrés au patrimoine de l’État congolais.

La situation de Corneille Nangaa est en train de se dégrader depuis qu’il a pris la tête de l’AFC, un groupe armé accusé d’être impliqué dans des affrontements violents dans l’est de la RDC.
Le mandat d'arrêt international lancé à son encontre est un nouveau chapitre dans la traque des groupes armés présents dans cette région, une zone déjà fragilisée par l’instabilité politique et militaire. En août dernier, Nangaa a été condamné à mort par la Haute Cour militaire, ce qui n'a fait qu'intensifier les tensions autour de sa personne.
La RDC, déjà confrontée à des défis sécuritaires majeurs, voit dans cette mesure un moyen de renforcer son action contre les rebelles et d’envoyer un message fort aux acteurs extérieurs, en particulier le Rwanda, accusé de soutenir certains groupes armés.
Les autorités congolaises insistent sur la nécessité de capturer Nangaa où qu’il se trouve afin qu’il réponde de ses actes devant la justice. Le pays continue de mener une lutte difficile contre les milices dans l’Est, où les combats entre armées régulières et groupes rebelles se poursuivent, exacerbés par des ingérences étrangères.
Ce mandat d'arrêt international constitue un tournant décisif dans la guerre contre les groupes armés en RDC, où la stabilité reste fragile. Alors que le pays continue de lutter contre l’insurrection et la violence des groupes soutenus de l’extérieur, la traque de Corneille Nangaa devient un enjeu majeur pour les autorités congolaises, déterminées à restaurer l'ordre et la paix sur leur territoire.
M.A