Après plus de deux ans d'efforts pour instaurer la paix dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), l'Angola annonce le 24 mars 2025 l'arrêt de sa médiation, ouvrant la voie à de nouvelles initiatives diplomatiques.
L'Angola, en tant que médiateur dans le conflit opposant la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, a annoncé le 24 mars 2025 la fin de son rôle de facilitateur. Cette décision fait suite à une série de négociations infructueuses et à des tensions croissantes entre les deux nations.
Depuis janvier 2025, les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, ont intensifié leurs offensives, capturant des villes clés dans l'est de la RDC. En mars, des pourparlers ont été organisés à Luanda, mais ont échoué en raison du retrait du M23, qui a cité des sanctions de l'Union européenne comme motif.
En réponse à ces échecs, l'Angola a annoncé son retrait en tant que médiateur, permettant à d'autres acteurs africains de prendre le relais. La présidence angolaise a exprimé sa volonté de se concentrer sur les priorités de l'Union africaine, dont elle assure la présidence actuelle.
Suite à ce retrait, les communautés d'Afrique de l'Est et australe ont élargi leur équipe de médiation, nommant cinq anciens chefs d'État, dont l'ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, pour superviser le processus de paix. Ces initiatives visent à surmonter les défis posés par les divergences politiques et les méfiances mutuelles.
La fin de la médiation angolaise marque un tournant dans les efforts de paix en Afrique centrale. Les prochains mois seront cruciaux pour déterminer si les nouvelles initiatives diplomatiques parviendront à instaurer une paix durable dans la région.