Le 18 février 2025 marque le 60e anniversaire de l'indépendance de la Gambie vis-à-vis du Royaume-Uni. Les festivités se déroulent principalement à Banjul, la capitale, avec des défilés, des manifestations culturelles et des compétitions sportives. Cette date coïncide également avec l'anniversaire de l'investiture du président Adama Barrow en 2017, qui avait mis fin à 22 ans de régime autoritaire sous Yahya Jammeh.
Depuis son accession au pouvoir, le président Barrow a entrepris plusieurs réformes notables. Dès janvier 2017, il a annoncé la restructuration de l'agence nationale de renseignement, la National Intelligence Agency (NIA), en la renommant State Intelligence Services (SIS) et en limitant ses fonctions répressives. En février de la même année, son gouvernement a initié le processus de réintégration du Commonwealth, concrétisé en février 2018. En septembre 2017, la Gambie a signé des traités internationaux visant à abolir la peine de mort et à renforcer les droits de l'homme. Ces actions témoignent d'une volonté de rompre avec les pratiques du passé et de promouvoir les libertés civiles.
Cependant, des défis persistent. La corruption reste un problème majeur, avec une perception publique encore préoccupante. L'économie, fortement dépendante du tourisme, a été fragilisée par la pandémie de COVID-19, entraînant une augmentation du chômage, notamment chez les jeunes. Cette situation a conduit nombre d'entre eux à envisager l'émigration clandestine vers l'Europe en quête de meilleures opportunités.
Alors que la nation célèbre ses six décennies d'indépendance, le bilan du président Barrow reflète des avancées significatives en matière de réformes politiques et de droits humains. Néanmoins, des efforts soutenus sont nécessaires pour lutter contre la corruption et revitaliser l'économie, afin d'offrir un avenir plus prospère à la jeunesse gambienne.
M.A