Ce lundi 25 mars, l'international leader panafricaniste Kemi Seba devrait naturellement être honoré “Doctorat honoris causa” à Kinshasa par l’université Bel Campus. Cette distinction visait à consacrer son “œuvre panafricaniste” qu'il a commencée depuis 1999. Emmanuel Macron contre Kemi Seba, la guerre s'étend dans le domaine académique, peut-on dire.
Kemi Seba n'a pas l'habitude d'accepter les prix. Il a fini par accepter celui-ci qui devrait lui être décerné ce lundi 25 mars au regard des “épreuves innombrables” qu'il a traversées le long de son engagement politique et intellectuel au service du monde Noir en général.
Mais selon les dernières informations publiées par son avocat, le ministre de l'enseignement supérieur et universitaire congolais a annulé la cérémonie la sous pression exercée président français Emmanuel Macron sur le gouvernement congolais.
“L'Elysée vient de commettre, une nouvelle fois, une funeste erreur”, a écrit sur sa page Facebook Juan Branco, conseil de Kemi Seba.
Egalement, l'avocat a explicitement expliqué que cette décision vient directement de l'Elysée.
“M. Macron a exigé et obtenu des autorités congolaises qu'elles fassent annuler l'attribution, par une université de Kinshasa, du Doctorat honoris causa attribué à Kemi Seba”, a indiqué Me Juan Branco, qui précise par ailleurs que “le colonialisme se double ici d'une entrave aux libertés académiques que la France est censée défendre”.
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Il faut noter que les autorités congolaises à l'instar de la plupart de leurs homologues africains sont très inféodées aux injonctions néocoloniales prises par les puissances étrangères contre l'émergence du courant souverainiste africain.
Emmanuel Macron sait compter sur ces dirigeants africains pour mener de sales opérations contre les panafricanistes qui dérangent l'empire néocolonial en Afrique.