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Coup dur pour l’Afrique : 729 millions de dollars de financements suspendus par le DOGE

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Le Département de l’Efficacité Gouvernementale (DOGE), dirigé par Elon Musk, a récemment décidé de supprimer 729 millions de dollars de financements publics. Cette mesure, annoncée après l’investiture de Donald Trump le 20 janvier 2025, vise à réduire le déficit budgétaire américain. Mais elle a des répercussions inquiétantes, notamment en Afrique, où plusieurs programmes sociaux et économiques sont directement touchés.

 

Dans le cadre de sa politique d’austérité budgétaire, le DOGE a procédé à la suspension de plusieurs fonds alloués à des projets internationaux. Parmi les pays les plus affectés, on retrouve le Mali, qui perd 14 millions de dollars destinés à renforcer la cohésion sociale, et le Mozambique, où 10 millions de dollars ne seront plus attribués à la circoncision médicale volontaire. Le Libéria voit s’envoler 1,5 million de dollars initialement prévus pour rétablir la confiance des électeurs, tandis que l’Afrique australe perd 2,5 millions de dollars destinés à promouvoir des démocraties inclusives.

 

Les restrictions s’étendent également au-delà du continent africain. Le Kosovo et l’Égypte font face à l’annulation de financements de 2 millions de dollars pour des projets de recyclage durable.

La création du DOGE, initiée dès l’entrée en fonction de Donald Trump, marque une nouvelle approche de la gestion des finances publiques aux États-Unis. Chargé de réduire les dépenses fédérales dans un contexte de déficit compris entre 6,8 et 7 % du PIB, l’organisme s’appuie sur la vision d’Elon Musk, reconnu pour son expertise en innovation et en réduction des coûts.

 

Cependant, cette stratégie suscite de vives inquiétudes, notamment en Afrique, où de nombreux projets sociaux et économiques dépendent largement de financements internationaux. ONG et gouvernements locaux alertent sur les conséquences de ces suppressions de fonds, qui pourraient ralentir des initiatives vitales et compromettre le développement de plusieurs régions.

 

Alors que les États-Unis cherchent à rationaliser leurs dépenses, l’impact de cette décision sur les pays bénéficiaires reste préoccupant. La réduction du soutien américain pourrait freiner des projets essentiels, affectant directement des millions de personnes vulnérables. Pour l’heure, les gouvernements et les organismes concernés explorent d’autres pistes de financement pour atténuer les effets de ces restrictions.

C'est inévitablement le moment pour le continent africain de se prendre en charge et ne plus dépendre des aides extérieures. Aux dirigeants africains d'en prendre conscience et de prendre ainsi les mesures d'autodétermination de leurs pays.

 

M.A