Un glissement de terrain dévastateur s'est produit ce mardi dans la mine d'or de Zamboyé, en République centrafricaine. Le bilan provisoire fait état d'au moins 100 victimes et de nombreux blessés, soulignant une nouvelle fois la dangerosité des exploitations informelles dans la région.
Un nouveau drame vient de frapper le secteur minier centrafricain. Selon plusieurs sources, au moins 100 personnes ont perdu la vie et de nombreuses autres ont été blessées lors d'un glissement de terrain survenu mardi sur le site minier artisanal de Zamboyé, situé à une cinquantaine de kilomètres de la ville de Baboua, à la frontière avec le Cameroun.
Des galeries souterraines écroulées
L'éboulement aurait été provoqué par "l'effondrement de plusieurs galeries souterraines dans lesquelles des mineurs opéraient". Une vidéo relayée sur les réseaux sociaux témoigne de la violence de la scène : on y voit une portion entière du sol de cet immense chantier à ciel ouvert se détacher soudainement, ensevelissant des dizaines d'orpailleurs sur son passage.
Bilans et opérations de secours en cours
Face à l'ampleur du drame, les secours s'organisent difficilement dans cette zone reculée. Les opérations de déblayage se poursuivent pour tenter de retrouver d'éventuels survivants. Plusieurs rescapés ont été évacués d'urgence vers l'hôpital de Baboua.
Ce drame ravive le débat sur la sécurité des sites miniers en Centrafrique. Les éboulements y sont fréquents, favorisés par l'absence de contrôle étatique et des conditions de travail rudimentaires sur des sols pourtant extrêmement riches en ressources.
Cette tragédie survient seulement deux mois après un accident similaire survenu mi-juin dans la mine d'or de Bé-Mbari, située dans le même département de la Nana-Mambéré, qui avait déjà coûté la vie à plusieurs dizaines de mineurs.

