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Au Niger, la Croix-Rouge chassée pour s'être livrée "à des activités subversives''

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Dans une note verbale en date du 31 janvier 2025, le gouvernement nigérien a dénoncé l’accord de siège du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), ordonnant la fermeture de ses bureaux et le départ immédiat de son personnel expatrié. La note, émanant du ministère des affaires étrangères, est parvenue au CICR mardi 4 février 2025, sans pour le moment évoquer officiellement les raisons de sa fermeture. 

 

Le CICR se livre au Niger "à des activités qui ne cadrent pas avec la vision de notre pays de lutter pour sa souveraineté et son indépendance", avance auprès de Sputnik Afrique Bana Ibrahim, membre du Front patriotique pour la Souveraineté (FPS).

 

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Bana Ibrahim cite les "manquements" du CICR, évoquant "des cas de disparition de camions contenant des médicaments," ainsi que le refus de l'ONG de "respecter l'obligation d'avoir une escorte militaire lors des opérations dans certaines zones de conflit".

Selon lui, aux États-Unis, en France, "on ne voit jamais le CICR, au nom d'une quelconque neutralité, prendre parti pour des terroristes ou des rebelles et les soigner, ce n'est qu'en Afrique, et au Niger, que ces organisations s'adonnent à de telles pratiques".

 

Il estime que le CICR exerce une sorte de "diktat" qui doit "cesser".

 

WTH