Togo : Finances publiques et trajectoire de la dette – L’analyse et les alternatives du Professeur Aimé T. Gogué
Alors que la vie chère continue de peser lourdement sur le panier de la ménagère et que le niveau de l'endettement public alimente les débats d'experts, le Président de l’Alliance Démocratique pour la Patrie (ADDI), le Professeur Aimé T. Gogué, livre un regard critique sur la situation économique du Togo. Face aux défis macroéconomiques actuels, l'économiste et homme politique formule des propositions concrètes pour redresser les comptes publics et préserver le pouvoir d'achat des Togolais.
Pouvoir d'achat et vie chère : des mesures d'urgence préconisées
Face à la hausse continue des prix des produits de première nécessité et à l'érosion du pouvoir d'achat des ménages, la question de la gestion économique reste au cœur des préoccupations nationales. Pour l'ADDI, la réponse actuelle face à la cherté de la vie nécessite un recentrage des priorités budgétaires vers le soutien direct aux populations et aux acteurs économiques locaux.
Interrogé par afriqueinter.tg, le Professeur Aimé T. Gogué souligne l'urgence d'adopter des mécanismes d'allègement fiscal ciblés sur les biens de consommation courante, tout en renforçant les investissements dans les secteurs producteurs, notamment l'agriculture et la transformation locale, afin de réduire la dépendance vis-à-vis des importations.
Gestion de la dette publique : la nécessité d'une nouvelle trajectoire
Au-delà du quotidien des ménages, la soutenabilité de la dette publique constitue une préoccupation majeure pour les observateurs économiques. Si les autorités mettent en avant les investissements d'infrastructures réalisés au cours des dernières années, les analystes s'interrogent sur la capacité du pays à maintenir cette trajectoire d'endettement sans compromettre ses équilibres financiers.
Pour le Président de l'ADDI, la question n'est pas seulement le niveau brut de la dette, mais surtout l'allocation et le rendement des ressources empruntées. Il plaide pour une plus grande transparence dans la gestion des finances publiques, une discipline budgétaire accrue et une orientation prioritaire des emprunts vers des projets à fort impact économique et social, capables de générer des revenus et des emplois durables.
Des alternatives pour une gouvernance financière inclusive
À travers ses réponses accordées à afriqueinter.tg, le Professeur Aimé T. Gogué dessine les contours d'une alternative axée sur la rigueur et l'équité distributive. Par opposition aux politiques d'endettement passées, l'ADDI préconise :
- La rationalisation des dépenses du train de vie de l'État au profit des secteurs sociaux essentiels (santé, éducation, protection sociale).
- L'élargissement de l'assiette fiscale sans alourdir la pression sur les petites et moyennes entreprises ni sur les ménages à faibles revenus.

