Burkina Faso : Ibrahim Traoré frappe fort avec la nouvelle industrie textile

Burkina Faso : Ibrahim Traoré frappe fort avec la nouvelle industrie textile

​Longtemps relégué au rang de simple exportateur de matière première non transformée, le Burkina Faso poursuit son petit bonhomme de chemin dans son émancipation économique. L’inauguration du complexe industriel textile TEXFORCES-BF à Bobo-Dioulasso consacre le passage de la doctrine du « coton-or brut » à celle de la haute valeur ajoutée locale. Entre performances technologiques, retombées économiques d'envergure et affirmation de la souveraineté nationale, analyse d’une mutation stratégique.

 

​Des Performances industrielles hors normes

Un complexe moderne de 17 milliards de francs CFA implanté sur 9 hectares à Logofourousso (Bobo-Dioulasso). Conçu pour traiter à terme près de 50 000 tonnes de coton fibre par an, faisant bondir la capacité de transformation locale du pays (historiquement inférieure à 5 %).
​La Priorité est donnée aux tenues de combat et uniformes pour les Forces de Défense et de Sécurité (FDS), les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) et les corps paramilitaires, avant un élargissement au marché civil et scolaire.

 

​Des retombées économiques majeures

​Avec un bjectif de 20 000 emplois directs et de dizaines de milliers d'emplois indirects dans la filière (logistique, sous-traitance, confection), la nouvelle industrie est une
véritable instrument de lutte contre le chômage. 
Elle reste également un outil de ​souveraineté budgétaire en permettant la rétention de la valeur ajoutée sur le sol national et une économie de devises étrangères en mettant fin aux importations massives d'uniformes.
​TEXFORCES-BF renforce par ailleurs le rôle de Bobo-Dioulasso comme hub industriel majeur et soutien aux prix payés aux producteurs de coton.

 

​Des dividendes politiques et symboliques

​Le financement du projet sur ressources propres et effort populaire est une nouvelle démonstration éclatante de l'ambition de l'autosuffisance et de la  souveraineté économiques prônées par la révolution.
Comme l'a souligné le Capitaine Ibrahim Traoré : « C'est un complexe qui a été financé par le peuple burkinabè pour faire tout ce que le peuple veut en matière de textile. »
Ce faisant,  ce joyau est un ​symbole fort du « Made in Burkina ». L'armée et ses auxiliaires seront désormais habillés avec la production nationale, concrétisant la doctrine de la Révolution Progressiste Populaire et servant de modèle d'industrialisation au sein de l'Alliance des États du Sahel (AES).