AFRIQUE INTER

Bénin : promotion de l’industrie touristique par l’affirmation de l’identité culturelle

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Ces 10 dernières années, le Bénin a misé sur le développement du tourisme en choisissant de promouvoir son histoire, sa culture et son patrimoine.

Haute de près de 17 mètres, la "porte du non-retour" à Ouidah, au bord de la plage, a été complètement rénovée et est devenue un lieu incontournable pour les visiteurs de passage au Bénin.

Sur l'édifice ocre et doré sont représentés des esclaves enchaînés. Non loin, une réplique grandeur nature de l'Aurore, un des derniers trois-mâts à avoir quitté Ouidah pour Cuba vers 1860, ouvrira bientôt pour accueillir un musée immersif sur la traite négrière.

 

Démystifier le vaudou

Au Bénin, berceau du Vaudou, la promotion de la culture Vodoun est devenue un levier majeur d'affirmation identitaire et de développement touristique. Longtemps stigmatisée, cette tradition spirituelle et philosophique — inscrite au cœur de l'histoire béninoise — est aujourd'hui valorisée comme un patrimoine culturel immatériel d'une grande richesse. 

À travers des initiatives phares comme la célébration annuelle des Vodoun Days (particulièrement à Ouidah), la création de musées dédiés et le soutien aux arts traditionnels, l'État et la société civile œuvrent de concert pour déconstruire les préjugés. 

En mettant en lumière la musique, la danse, l'artisanat et l'éthique de préservation de la nature indissociables du Vodoun, le Bénin rayonne à l'international et invite à porter un regard renouvelé sur ses racines.

 

Des chantiers tous azimuts

Pour encourager le tourisme, le Bénin a lancé de grands chantiers d'infrastructures, en réhabilitant des routes et des hôtels mais aussi en facilitant la procédure de visa pour de nombreux pays.

Le Bénin permet depuis 2024 à toute personne ayant un ancêtre africain déporté lors de la traite transatlantique d'acquérir la nationalité.

En plein cœur de Cotonou, la place de l'Amazone et son immense statue métallique de 30 mètres représentant une guerrière du royaume du Dahomey (XVIIe-XIXe siècle, jusqu'à son intégration à l'empire colonial français en 1894), fusil au flanc et poignard à la main, est devenu un lieu incontournable.