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Lomé : la Gendarmerie démantèle un réseau de cambrioleurs après un vol d’un coffre-fort

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Un coup de filet vient de mettre fin aux agissements d’un réseau criminel bien structuré, spécialisé dans les vols par effraction ciblant des institutions publiques, des entreprises privées et des lieux de culte à Lomé et dans ses périphéries. Trois membres présumés ont été interpellés par la Gendarmerie nationale, tandis que les deux cerveaux présumés du réseau sont activement recherchés.

 

Un casse nocturne de 62 millions de francs CFA à Kpogan

L'affaire débute dans la nuit du 07 au 08 juillet 2026 au centre islamique « Muslims Around The World (MATW) », situé à Kpogan, dans la préfecture des Lacs. Des individus se sont introduits par effraction dans les locaux de l'ONG avant d'emporter un coffre-fort contenant la somme de soixante-deux millions (62 000 000) de francs CFA.

Saisie de la plainte, la brigade de gendarmerie d'Agbodrafo, appuyée par d'autres unités spécialisées de la Gendarmerie nationale, a immédiatement ouvert une enquête judiciaire afin d'identifier et de neutraliser les auteurs de ce vol d'envergure.

 

Une traque méthodique : trois suspects sous les verrous

Les investigations poussées menées par les enquêteurs ont permis d'effectuer une première arrestation déterminante dans la matinée du 24 juillet 2026. Les gendarmes ont interpellé au quartier Adidogomé le nommé K. Kodjo, 38 ans, de nationalité togolaise, chauffeur de profession. 

Poursuivant leurs recherches, les forces de l'ordre ont rapidement localisé et arrêté deux autres membres présumés du réseau : T. Eric, 44 ans, de nationalité camerounaise, tenancier d'un établissement auberge-bar-restaurant au quartier Kodjoviakopé et K. Komi, 33 ans, de nationalité togolaise, cuisinier résidant habituellement en Mauritanie et de passage à Kpogan au moment des faits.

 

Des cerveaux ivoiriens en fuite et un butin rapidement réinvesti

Selon les révélations de l'enquête, la bande opérait sous la direction de deux commanditaires présumés surnommés « SISCO » et « DOLFO », tous deux de nationalité ivoirienne. Présentés comme les cerveaux du réseau, ils sont actuellement en fuite et font l'objet de recherches actives par les services de sécurité.

Lors de leurs auditions, les mis en cause ont reconnu les faits. Les perquisitions menées chez les suspects ont néanmoins permis de saisir un matériel important et des liquidités.

 

Un réseau sériel ciblant bureaux et lieux de culte

L'enquête a également mis en lumière l'implication de ce réseau dans d'autres cambriolages récents commis dans la grande banlieue de Lomé. La bande est notamment soupçonnée d'avoir perpétré, en juin 2026, le cambriolage des bureaux du cabinet d'architecture et de construction « VERSUS » à Avédji-Zionto, ainsi que celui des bureaux de l'église « ECKANKAR » situés au quartier Djidjolé.

Les trois individus interpellés seront prochainement déférés devant les autorités judiciaires compétentes pour répondre des charges retenues contre eux. La Gendarmerie nationale poursuit ses investigations pour appréhender les fugitifs et retrouver le reste du matériel.