AFRIQUE INTER

Alerte : les États-Unis appellent leurs citoyens à quitter le Moyen-Orient

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Face aux menaces répétées du président Donald Trump et à la reprise des affrontements, plusieurs ambassades américaines exhortent leurs ressortissants à se préparer à un départ imminent. L’Iran met en garde les alliés de Washington.

 

Un avertissement d'urgence pour les ressortissants américains

La tension monte d'un cran au Moyen-Orient. Ce samedi, une série d'alertes de sécurité publiées par les ambassades américaines à Amman, Abou Dhabi, Jérusalem, Mascate, Koweït, Bagdad, Ryad, Doha et Beyrouth a appelé les citoyens américains à la plus grande prudence, les incitant à envisager un départ de la région.

Les consignes exhortent les ressortissants à surveiller leurs vols et à s'attendre à des perturbations majeures : annulations de vols, fermetures d'espaces aériens et restrictions de déplacement.

 

Donald Trump menace de frapper « très fort »

Cet appel à la prudence survient alors que le président américain a de nouveau menacé vendredi de cibler l'Iran avec force. Selon des médias américains, Washington envisagerait des bombardements massifs ce week-end, ciblant notamment des infrastructures énergétiques.

Toutefois, selon la chaîne CBS citant des sources anonymes, Donald Trump n'aurait pas encore donné son feu vert définitif.

Bien qu'aucune frappe n'ait été signalée depuis la nuit de vendredi à samedi, les échanges nocturnes de tirs ont repris cette semaine après quelques jours d'accalmie, balayant le protocole d'accord signé mi-juin qui devait ouvrir la voie à des pourparlers de paix.

 

Un conflit régional imprévisible

Les ambassades justifient ces mesures par le comportement jugé « imprévisible » du régime iranien, accusé d'avoir étendu ses attaques à des zones jusqu'ici épargnées, comme l'Égypte où un navire gazier américain a été frappé par un drone mercredi dernier.

 

Téhéran met en garde les alliés de Washington

La riposte verbale de Téhéran ne s'est pas faite attendre. L'armée iranienne accuse Washington d'attiser les tensions et lance un avertissement solennel :

« Tout pays servant de bouclier défensif à l'Amérique criminelle et agressive sera englouti par les flammes de la guerre. »

Alors que le Pakistan tente une médiation pour désamorcer la crise — particulièrement autour du détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran —, le risque d'une conflagration généralisée n'a rarement semblé aussi élevé.