AFRIQUE INTER

Journées Scientifiques Internationales de Lomé : l'édition de 2024 planche sur l’Afrique de demain

L’université de Lomé abrite depuis ce lundi et ce jusqu’au 11 octobre prochain la 20è édition des Journées scientifiques internationales de Lomé (JSIL-2024). Les travaux se tiennent sous le thème « Recherche et innovations au service de la transformation structurelle et du développement des pays africains ». 

Ils offrent l’occasion aux chercheurs et aux acteurs du développement qui mènent des réflexions pour apporter des réponses appropriées aux défis présents et futurs de l’Afrique.

 

La rencontre connait la participation des enseignants-chercheurs, des étudiants, des organismes et des sociétés ou entreprises venus du Togo, du Burkina-Faso, de la Côte-d’Ivoire, du Bénin, du Congo, de la Guinée Conakry, du Tchad, de la RDC, du Cameroun, du Sénégal, du Gabon, du Burundi, du Niger, de la Gambie, du Mali, du Maroc, du Malawi, de l'Ouganda, de l’Equateur, de la France, des Iles Tonga, de l’Allemagne, de la Belgique et du Canada.

 

Elle sert à faire le point des acquis, des goulots d’étranglement et des défis auxquels font face les chercheurs dans la plupart des pays africains, mener des réflexions sur le positionnement des centres de recherches et les universités africaines et permettre aux chercheurs et innovations de présenter les résultats de leurs travaux.

 

Les JSIL-2024 créent aussi un cadre de réflexion de dissémination sur la priorisation de la recherche et sur les déterminants et stratégies de la transformation structurelle, favorisent la coopération et les échanges d’expériences entre chercheurs et innovateurs et plaident pour la prise en compte de la recherche et l’innovation dans les priorités des Etats.

Les travaux ont été lancés par le ministre de l’enseignement supérieur de la recherche, Kanka-Malik Natchaba en présence du président de l’université de Lomé, le professeur Adama Kpodar et des partenaires.

 

« A partir d’aujourd’hui nous devons finir avec les Journées internationales scientifiques, comme des instruments d’effet de mode universitaire, qu’il faut organiser chaque année pour suivre le rythme des événements académiques d’une année universitaire normale », a souhaité le professeur Kpodar.

Au programme, des communications, des conférences débat, des ateliers et des expositions entre autres.  

1030 communications orales, que ce soit en présentiel ou à distance, et 26 posters, 11 conférences vont meubler ces journées dont 7 en plénière et 4 en atelier thématique et 13 stands d'exposition, selon le professeur Essohanam Boko, directeur de l’innovation et de la recherche à l’université de Lomé.

 

Dans son discours d’ouverture, le ministre Kanka-Malik Natchaba a rassuré de l’accompagnement du gouvernement avant de partager quelques conseils avec les participants pour la réussite de l’évènement.

« Pour faire parfaitement le lien entre le développement et la recherche, il faut suffisamment être imprégné de la vision du gouvernement qui est exprimée à travers la feuille de route gouvernementale. La deuxième conviction que je voudrais partager c'est celle sur le caractère anticipatif de la recherche et de l'innovation. Nous sommes contraints à ne plus subir les crises ou les conséquences de celles-ci. Enfin, je voudrais vous demander de travailler avec une grande fierté », a prodigué le ministre.

 

KK