AFRIQUE INTER

Guinée : La maladie du sommeil officiellement éliminée comme problème de santé publique

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La Guinée a officiellement éliminé la maladie du sommeil comme problème de santé publique. L’annonce a été faite le jeudi 30 janvier 2025 par l’Institut de recherche pour le développement et validée par l’Organisation mondiale de la santé. Grâce aux campagnes de dépistage, à la lutte contre la mouche tsé-tsé et aux nouveaux traitements, le pays est passé sous le seuil épidémiologique, avec seulement 12 cas recensés en 2024. Les autorités appellent à poursuivre les efforts pour une éradication totale d’ici 2030.

La trypanosomiase humaine africaine, plus connue sous le nom de maladie du sommeil, a longtemps été un fléau en Guinée, faisant du pays l’un des plus touchés en Afrique de l’Ouest. Cette maladie, causée par un parasite transmis par la mouche tsé-tsé, provoque fièvres, troubles du sommeil, atteintes neurologiques et peut être mortelle en l’absence de traitement. Grâce aux efforts des autorités sanitaires et des partenaires internationaux, la Guinée est désormais sous le seuil d’élimination fixé par l’OMS, avec moins d’un cas pour 10 000 habitants.

 

 

L’élimination de la maladie du sommeil comme problème de santé publique est le résultat d’une stratégie combinant plusieurs actions essentielles. Le contrôle renforcé des mouches tsé-tsé a permis de limiter la transmission du parasite. Des campagnes de dépistage et de sensibilisation à grande échelle ont facilité la détection et la prise en charge rapide des cas. Le développement de nouveaux médicaments plus sûrs et plus efficaces a également contribué à sauver de nombreuses vies

Le Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah a salué cette reconnaissance de l’OMS et félicité le travail des équipes de recherche et des professionnels de santé. Il a insisté sur l’importance de maintenir les efforts pour éviter une résurgence de la maladie

Si cette annonce marque une victoire, les experts rappellent que la maladie du sommeil n’a pas totalement disparu. Jean-Mathieu Bart et Bruno Bucheton, chercheurs à l'Institut de recherche pour le développement (IRD), insistent sur la nécessité de poursuivre la surveillance épidémiologique et la prévention afin d’atteindre l’objectif d’une éradication totale d’ici 2030. 

 

M.A