Dans un communiqué officiel publié le 15 août 2026, la Direction générale du Port Autonome de Lomé (PAL) réagit face aux rumeurs et images virales faisant état d'une paralysie de ses installations. Rappelant la dimension hautement stratégique de l'infrastructure pour l'économie du Togo et l'approvisionnement des pays du Sahel, le top management rétablit sa vérité sur le climat social et le fonctionnement réel du hub logistique.
Activités opérationnelles : aucun blocage majeur à déplorer
La Direction du PAL conteste formellement l'existence d'une grève générale. Les données chiffrées et opérationnelles font état d'une continuité d'exploitation sur la quasi-totalité des terminaux.
Le terminal LCT, le troisième quai à conteneurs de Togo Terminal, le môle 2 ainsi que le quai minéralier ont fonctionné en continu sans interruption.
Seul le quai conventionnel, le Mile 1, a enregistré un ralentissement temporaire. L'activité y a été normalisée dès la vacation de nuit grâce au déploiement de 51 dockers.
Au sujet des images circulantes, la direction précise que les clichés diffusés ont été pris au môle 1 durant la période intermédiaire entre deux vacations, un moment où l'activité est naturellement au ralenti.
Clarté juridique et dialogue social avec les partenaires réguliers
Face aux revendications portées par le syndicat SYAPAL, l'autorité portuaire apporte des précisions d'ordre réglementaire et institutionnel.
Le SYAPAL ne disposerait pas de l'autorisation d'exercer délivrée par le ministère de l'Administration territoriale. Le syndicat regroupe des dockers occasionnels recrutés via le bureau du Service de la main-d'œuvre portuaire, une entité distincte du PAL, selon un modèle d'intérim d'usage international.
En dépit de ces réserves juridiques, la direction avait invité le secrétaire général du SYAPAL à une table ronde le 31 juillet 2026. Ce dernier ne se serait pas présenté.
La Direction indique que le dialogue se poursuit avec les organisations syndicales régulièrement constituées (rencontres des 31 juillet et 7 août). Sur le cahier de doléances de 12 points formulé par les dockers, plusieurs éléments sont déjà satisfaits ou en cours d'exécution.
Gouvernance, audits et mesures disciplinaires
Denonçant une tentative de déstabilisation visant le nouveau Directeur général, la direction annonce l'ouverture d'enquêtes internes et de chantiers de modernisation.
Un cabinet international a été mandaté pour réaliser un audit complet des effectifs afin d'assurer une gestion rigoureuse et transparente.
Des vérifications sont en cours pour déterminer les responsabilités dans la diffusion de fausses informations, tout en garantissant le respect strict de la présomption d'innocence.
La direction réaffirme son respect constitutionnel du droit de grève et de la liberté syndicale, tout en rappelant que le redéploiement de personnel relevait de son devoir strict d'assurer la continuité du service public.

