Olivier Boko, ancien proche du président Patrice Talon, et Oswald Homéky, ex-ministre des Sports, ont été condamnés le jeudi 30 janvier 2025 à 20 ans de réclusion criminelle. Accusés de complot contre l’État et d’autres crimes, leur procès a eu lieu sans défense, soulevant des interrogations sur la procédure.
Le verdict est tombé pour Olivier Boko et Oswald Homéky. Ce jeudi , le tribunal a prononcé une peine de 20 ans de réclusion criminelle à leur encontre, après les avoir reconnus coupables de complot contre l’autorité de l’État, corruption d’agents publics et falsification de documents. ils ont été condamnés aussi à payer 60 milliards de francs CFA de dommages et intérêts et 4,5 milliards d'amendes. L’arrestation des deux hommes, intervenue fin septembre 2024, a suscité de vives réactions dans le pays.
Le procès, qui s’est déroulé sans avocats pour les accusés, a été pointé du doigt par de nombreuses voix critiques, qui ont évoqué des irrégularités dans le déroulement de la procédure. La question de l’indépendance de la justice est ainsi mise en lumière, d’autant que la condamnation concerne des personnalités proches du pouvoir.

Olivier Boko, homme d’affaires influent et ancien bras droit du président Talon, et Oswald Homéky, qui a occupé plusieurs fonctions ministérielles, étaient des figures de premier plan dans le paysage politique béninois. Leur condamnation marque un développement majeur dans cette affaire qui a captivé l’attention du pays.
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Les accusations portées contre eux ont été jugées graves, et la procédure a soulevé de nombreuses questions sur les conditions du procès, en particulier l’absence de leurs défenseurs. Cette situation a alimenté les critiques de ceux qui estiment que les droits de la défense ont été compromis.
La condamnation d’Olivier Boko et d’Oswald Homéky a déjà des répercussions dans le paysage politique béninois. Si elle marque la fin de leur parcours dans l’arène politique, elle soulève également des interrogations sur l’avenir de la justice et de la gouvernance dans le pays.
Le jugement rendu ce jeudi 30 janvier 2025 clôt un procès controversé et met un terme à l’implication de ces deux figures politiques dans les affaires de l’État.
M.A