Ouanilo Médégan Fagla un proche collaborateur du président Patrice Talon était considéré après investigation par les autorités policières et judiciaires togolaises comme l'un des ravisseurs de Steve Amoussou au Togo. Lomé a alors émis un mandat d’arrêt international contre lui et d'autres ravisseurs. Le député béninois Ouassangari s'est prononcé sur l'affaire dimanche dernier.
Le député de l’opposition béninoise Kamel Ouassangari s’est prononcé sur le “spectaculaire” verdict de la Cour de répression des infractions économiques (Criet) par rapport aux ravisseurs de Steve Amoussou. C'était ce dimanche sur l’émission ‘’L’entretien’’ de Eden TV. Ouanilo Médégan Fagla étant cité comme l'un des ravisseurs de Steve Amoussou, ce député béninois a expressément demandé au directeur général du Centre national d’investigations numériques (CNIN), proche du président Patrice Talon, de se rendre à Lomé pour faire face à la justice togolaise.
« Ouanilo Médégan est complice parce qu’il reconnaît qu’il a été appelé et qu’il a demandé de remettre Steve Amoussou aux mains de la justice. Le fait que l’autre a été kidnappé, ce n’est pas un bon conseil. Il a été au parfum que quelqu’un a été kidnappé et n’a pas eu le courage d’aller dénoncer. Il devrait être le premier à dénoncer », a fait savoir l'élu du parti d’opposition “Les Démocrates”.
Pour rappel, Lomé avait émis un mandat d’arrêt international contre Ouanilo Médégan et d'autres ravisseurs quelques jours après l'enlèvement odieux de Steve Amoussou en terre étrangère du Togo.
« Si Ouanilo sait qu’il n’a rien à se reprocher, qu’il aille au Togo pour dire que je suis venu affronter la justice pour me blanchir, qu’il aille prouver qu’il n’était pas sur le sol togolais avec ses preuves devant la justice togolaise », a conseillé le député béninois au directeur général du CNIN lors de cette sortie médiatique.
Il faut rappeler que deux des quatre personnes impliquées dans l’enlèvement de Steve Amoussou ont été jugées devant la Cour de répression des infractions économiques (Criet) le 3 septembre dernier. Jimmy Gandaho et Géraud Gbaguidi ont été condamnés à 24 mois de prison dont 12 mois de prison ferme et une amende solidaire de 5 millions FCFA de dommages et intérêts. Quant au directeur général du Centre national d’investigations numériques (CNIN), il a été purement et simplement relaxé au bénéfice du doute à la suite de cet historique et expéditif procès dans lequel l'objectif était visiblement de le blanchir afin d'éviter une crise diplomatique entre Lomé et Cotonou.
WTH