AFRIQUE INTER

Togo : le Mécanisme National de la Prévention de la CNDH et les acteurs de la chaîne pénale réfléchissent sur la notion de Détention Préventive à Kpalimé

Image

Les magistrats, les officiers et sous-officiers de la gendarmerie ainsi que de la police nationale y compris ceux de l'administration pénitentiaire sont depuis ce jeudi 05 décembre à deux jours d'atelier de renforcement de capacité sur l'amélioration des conditions des détenus dans les maisons carcérales au Togo.

Ce rendez-vous de Kpalimé est organisé par la Commission Nationale dès Droits de l'Homme (CNDH) grâce à l'accompagnement du Haut-Commissariat des nations unies aux Droits de l'Homme (HCDH) ceci à travers le Fonds du protocole facultatif à la Convention des nations unies contre la torture (OPCAT).

L'activité s'inscrit dans l'axe 1 du projet de consolidation du cadre de prévention de la tortue et du mécanisme national de prévention de la torture au Togo. Ces assises sont également en conformité avec l'axe 3 du plan stratégique de 2021-2025 de la CNDH.

L'objectif est de prévenir la torture et autres peines de traitements cruels inhumains ou dégradants dans les lieux de privation de liberté à travers l'éducation à la prévention de la torture. Durant ces deux jours, les cadres supérieurs de la police, de la gendarmerie et des surveillants de l'administration pénitentiaire seront désormais bien outillés sur les moyens d'applicabilité de détention préventive et de les former sur le lien entre la corruption et la torture.

Les magistrats, les officiers et sous-officiers de la gendarmerie ainsi que de la police nationale

Les travaux se déroulent sous forme de panels et de communications suivis de débats. Entre autres communications inscrites à l'agenda de cette rencontre : "Liens entre détention préventive et torture et autres mauvais traitements, Opportunités des poursuites, Présomption d'innocence et Garanties fondamentales en garde à vue, Rapport entré juges et officiers de police judiciaire.

Selon le Président de la CNDH, Me SANVEE Ohini Lionel, la détention préventive est une mesure qui permet au juge de priver quelqu'un de sa liberté avant même qu'il ne soit condamné. C'est une mesure grave qui porte atteinte à un droit cardinal reconnu par tous les instruments internationaux, c'est la présomption d'innocence a-t-il renchérit. Occasion pour lui, d'inviter les acteurs à identifier les pistes de solution pour éviter les abus et à mieux coordonner leurs enquêtes afin qu'elles n'impactent pas négativement la liberté et la jouissance des droits fondamentaux des citoyens togolais.

Pour poursuivre, le président de la CNDH a aussi martelé sur l'importance de l'existence d'une facilitation et de coordination entre les acteurs clés du système judiciaire (magistrats du siège, les juges d'instruction, les officiers de police judiciaire et les surveillants de l'administration pénitentiaire) afin d'aboutir à des résultats tangibles dans l'amélioration des conditions de vie des détenus.