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A Cuba, Robert Dussey exige des Nations Unies la réparation des injustices de l’esclavage

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La Conférence sur la Décennie Internationale des Peuples d’Ascendance Africaine a pris fin ce vendredi 13 décembre à la Havane en République de Cuba. Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères, de l’intégration régionale et des Togolais de l’extérieur a pris part aux travaux de bout en bout. C’était une occasion pour le diplomate togolais de demander aux Nations Unies à reconnaitre l’esclavage comme un génocide.

La Conférence sur la Décennie Internationale des Peuples d’Ascendance Africaine s’est déroulée du 9 au 13 décembre 2024 à La Havane sur le thème : « Décennie des Afro descendants : Egalité-Equité-Justice sociale ».

La Décennie Internationale des Peuples d’Ascendance Africaine a été proclamée le 23 décembre 2013 par les Nations Unies afin de promouvoir les droits des personnes d’ascendance africaine et combattre le racisme et les discriminations dont elles sont victimes.

Au cours des travaux, le ministre Dussey, Président du Haut comité en charge de la Décennie 2021-2031 des racines africaines et de la diaspora africaine de l’Union Africaine, a salué le leadership de Cuba dans la lutte contre le racisme et la discrimination et déploré le manque d’ardeur des pays développés sur cette question cruciale.

 

Il a indiqué que le racisme plonge ses racines dans les siècles d’exploitation et d’asservissement de l’Afrique et des peuples ayant des racines africaines, y compris à travers l’esclavage, la colonisation et l’impérialisme.

« Nous devons avoir le courage de dire et d’apprendre à nos petits-enfants que l’esclavage contre les peuples d’Afrique est un génocide, et ce génocide doit, un jour, être reconnu par les Nations Unies », a-t-il lâché.

Dans le même ordre d’idées, Robert Dussey soutient que la lutte contre le racisme et la discrimination engage les pays africains et ceux abritant les populations d’ascendance africaine à s’unir et à fédérer leurs efforts pour adresser d’une voix leurs préoccupations face à cette cause commune. Elle implique surtout la réparation des injustices historiques subies par les populations africaines et d’ascendance africaine.

Il s’est dit déterminé à poursuivre la mobilisation des pays concernés pour enfin engager les pays ayant pratiqué l’esclavage et la colonisation dans un dialogue sérieux, respectueux et sincère.

 

KK